Solidarité avec le Liban

Visuel Solidarité avec le Liban
Par Génération•s

La guerre déclenchée par Israël le 28 février 2026 replonge le Liban dans les traumatismes de son histoire récente. Le bilan provisoire des frappes et des opérations israéliennes de grande ampleur dans le Sud s’élève à plus de 2000 personnes tuées, dont une grande majorité de civil·es, et 1,2 millions de Libanais·es déplacé·es. Les capacités de l’Etat libanais, des organisations civiles d’aide humanitaire, sont mises à mal. 

Le retour des réfugié·es libanais·es dans leur région est un droit imprescriptible en même temps qu’il est aujourd’hui la condition de la stabilité du pays.

Israël applique au Liban la même doctrine qu’à Gaza : ordres d’évacuation massifs, bombardements intensifs, destruction systématique de villages entiers. Ces attaques contre les populations civiles constituent des crimes de guerre. Derrière la rhétorique sécuritaire, le projet est territorial : établir une zone tampon jusqu’au fleuve Litani, voire annexer une partie du territoire libanais, revendication publique du ministre suprémaciste Bezalel Smotrich. 

Les efforts de la communauté internationale pour maintenir un cessez-le-feu durable préalable à un retour des réfugié·es sont sapés par les violations répétées du cessez-le-feu par l’armée israélienne. Dans le même temps, les Casques bleus de la FINUL, dont des soldats français·es qui ont payé le prix du sang, ont vu leurs positions directement visées par des éléments du Hezbollah, en violation des résolutions du Conseil de sécurité.

La France entretient avec le Liban des liens historiques et humains profonds. Elle ne peut pas observer sans agir et condamner fermement ce défi au droit international, la violation de la souveraineté libanaise et ces menaces directes sur les populations civiles dont des milliers de nos compatriotes.

Dans ce contexte, Génération·s :

  • Condamne fermement les attaques israéliennes et l’occupation du territoire libanais ;
  • Exige un cessez-le-feu immédiat et vérifiable, avec retrait des forces israéliennes ;
  • Appelle le gouvernement français à exprimer une condamnation ferme et claire des actions de l’armée israélienne. Nous l’appelons à agir pour garantir le respect du cessez-le-feu annoncé le 17 avril dernier, bafoué à de multiples reprises depuis, et permettre enfin le retour des populations évacuées sans quoi la stabilité du pays est compromise ;
  • Salue l’engagement des soldats de la FINUL au service du droit international et s’incline devant la mémoire de ceux qui en ont payé de leur vie, le caporal-chef Girardin et le sergent-chef Montorio
  • Demande le renforcement de la FINUL dans ses effectifs, son mandat et sa protection ;
  • Se déclare solidaire de l’État libanais et pour la montée en puissance de son armée nationale ;
  • Appelle à la mobilisation d’une aide humanitaire d’urgence et à financer la reconstruction ;
  • Réclame une initiative diplomatique, tant au niveau européen que par la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU ;
  • Soutient la suspension de l’accord UE-Israël tant que les violations du droit international se poursuivent ;
  • Soutient l’exigence de désarmement du Hezbollah, condition nécessaire à la solidité des institutions libanaises.
  • Appelle la France à poursuivre par tous les moyens disponibles ses devoirs de protection de nos compatriotes établis au Liban (relogement, évacuation et soutien humanitaire).

Le peuple libanais a le droit à la paix, à la souveraineté, et à la reconstruction. La France doit être à ses côtés sans conditions.

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