Ce lundi 22 septembre, dans le cadre de la 80e Assemblée générale de l’ONU, Emmanuel Macron annonce la reconnaissance par la France de l’Etat de Palestine. Une décision historique indispensable qui ne saurait rester qu’un symbole : elle doit s’incarner immédiatement dans des mesures fortes et concrètes afin de répondre à ce qui demeure l’urgence absolue : mettre fin au génocide à Gaza.
Cette reconnaissance intervient tardivement : 149 pays précèdent la France dans cette démarche, en faveur de laquelle l’Assemblée Nationale s’était prononcée dès 2014, dans un vote à l’initiative de Benoît Hamon, François Loncle et Gwenegan Bui. Elle constitue toutefois une avancée politique majeure. Nous saluons la dynamique internationale qui s’amplifie pour affirmer le droit inaliénable et inconditionnel du peuple palestinien à l’autodétermination. Elle est notamment le fruit de décennies de lutte du peuple palestinien et de la mobilisation populaire internationale en solidarité.
Mais l’urgence impose d’aller plus loin. Reconnaître l’Etat de Palestine ne doit pas être un aboutissement, mais l’ouverture d’une nouvelle étape, tournée vers l’action. Alors que la colonisation et l’occupation se poursuivent, alors que le génocide à Gaza dure depuis déjà près de deux ans, ce geste doit être un signal clair à la communauté internationale : il faut, par tous les moyens, imposer un cessez-le-feu immédiat et garantir l’entrée de l’aide humanitaire sans entrave.
Nous en appelons à la responsabilité d’Emmanuel Macron. Il est grand temps que la France mobilise tout l’arsenal dont elle dispose pour stopper Israël : sanctions diplomatiques, politiques et économiques, suspension des coopérations et embargo total sur les armes. Sans quoi, la reconnaissance de la Palestine ne restera qu’un mot creux face à l’Histoire.
Reconnaissance de la Palestine : un geste essentiel qui ne peut être qu’une première étape
Par Génération•s
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