Le 7 juillet, l’Assemblée nationale a voté une loi qui présume légal tout tir de policier ou gendarme. Une loi d’exception, contraire à l’Etat de Droit, portée par Jean-Marie Le Pen en son temps et aujourd’hui adoptée avec le soutien du gouvernement.
La dérive autoritaire est glaçante.
La France est l’un des pays européens où la police tue le plus.
Aboubacar Fofana, Nahel Merzouk, Olivio Gomes… La liste des victimes, déjà trop longue, nous rappelle aussi les lignes discriminatoires que suivent ces meurtres, et qui seront les premiers à mourir des conséquences de cette réforme.
En France, un jeune perçu comme noir ou arabe a 20 fois plus de chances d’être contrôlé par la police.
Depuis la loi de 2017, qui facilite l’usage des armes lors des refus d’obtempérer, le nombre de personnes tuées par la police à bord d’un véhicule a été multiplié par cinq. Moins de 2% des affaires ont abouti à une condamnation.
Aujourd’hui, un tir de policier doit pourtant être démontré strictement nécessaire et proportionné. Avec cette loi, ce sera aux familles endeuillées de prouver l’illégalité du tir, sans accès aux caméras, aux rapports, aux témoignages. Sans garde à vue automatique, les preuves cruciales des premières heures disparaîtront.
L’impunité organisée, validée par la loi.
L’ONG Flagrant Déni, Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, le Conseil de l’Ordre du Barreau de Paris s’opposaient unanimement à ce texte.
Pourtant, hier, l’Assemblée Nationale a entériné une loi qui menace notre droit le plus fondamental : celui de vivre.
Nous porterons la saisine du Conseil Constitutionnel, dernier rempart face à la faillite morale du gouvernement.
La honte et l’effroi. L’Assemblée Nationale accorde un permis de tuer à la police
Par Génération•s
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