COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE GÉNÉRATION·S ET DES JEUNES GÉNÉRATION·S
Dans sa nouvelle enquête “Conditions de vie et précarité étudiante”, l’Union étudiante dresse un constat alarmant de la situation des étudiant·es en France : en 2025, la précarité de la jeunesse a – encore – augmenté.
Selon le syndicat étudiant, 48% des étudiant·es ont déjà renoncé à se nourrir pour des raisons financières, un tiers à se soigner. La précarité alimentaire dans laquelle est plongée une part croissante de la jeunesse est une honte. Les gouvernements macronistes successifs restent insensibles à une détresse pourtant criante, touchant le quotidien de milliers d’étudiant·es. Pire, ils bloquent une mesure vitale pour certain·es étudiant·es non identifié·es par le système de bourse : le repas à 1€ pour toutes et tous.
Alors que l’accès au logement digne devrait être un droit, il est pour les étudiant·es un combat. La tension foncière dans toutes les villes étudiantes ne permet pas à l’ensemble des jeunes de bénéficier d’un logement décent. L’Union étudiante révèle que 7 étudiant·es sur 10 déclarent subir au moins une nuisance dans leur logement comme le bruit, les nuisibles ou le froid. La lutte contre le mal-logement devrait constituer une priorité politique nationale. Et ce d’autant que le logement constitue le premier poste de dépense des étudiant·es.
Dans ce contexte, alors que les jeunes se mobilisent pour défendre leurs conditions de vie et leurs aspirations légitimes, les mobilisations dans les facs sont réprimées, les étudiant·es en manifestation sont régulièrement gazé·es. Nous refusons la mise en place de politiques répressives qui visent à réduire la jeunesse au silence. Les jeunes n’ont pas à payer les frais d’une macronie en fin de règne et en quête d’autorité.
Nous le disons avec force : la précarité étudiante n’est pas une fatalité, elle est un choix politique. Face aux conséquences désastreuses des politiques néolibérales menées contre la jeunesse, et alors que le gouvernement Lecornu cherche à imposer un nouveau budget d’austérité, nous réitérons l’urgence de rendre aux jeunes toute leur dignité en instaurant dès à présent :
- Un revenu d’autonomie jeune pour les 18-25 ans, au moins égal au seuil de pauvreté
- La généralisation du repas à 1€ pour l’ensemble des étudiant.es et la mise en place d’une sécurité sociale de l’alimentation
- La gratuité intégrale de l’enseignement supérieur public, via notamment la suppression de l’impôt étudiant qu’est la Contribution de Vie étudiante et de Campus (CVEC)
- Un plan massif de création de logements d’urgence à court terme puis de parc immobilier avec loyers encadrés
- La prise en charge intégrale par la sécurité sociale des séances de psy pour les jeunes de moins de 26 ans