Canicule : Pendant que la planète brûle, l’extrême droite vend des climatiseurs

Visuel Canicule : Pendant que la planète brûle, l’extrême droite vend des climatiseurs
Par Génération•s

38,2°C. La France vient de battre son record historique de température maximale moyenne.

Pendant que la population étouffe sous la chaleur, l’extrême droite revient sur des années de climatoscepticisme avec une solution miracle : un grand plan clim.

Spoiler : c’est n’importe quoi.

Les climatiseurs refroidissent les logements en rejetant de l’air chaud dans des rues déjà bouillantes. Ils alimentent les îlots de chaleur urbains et font remonter les températures extérieures. Dans les passoires énergétiques, ils font exploser les factures. Celles et ceux qui ne peuvent pas se l’offrir subissent la chaleur rejetée par les autres.

Le tout-clim est une diversion. Une solution individualiste et inégalitaire qui aggrave le problème qu’elle prétend résoudre. Cohérent de la part du RN.

Derrière ce débat, le véritable enjeu est beaucoup plus fondamental. Il relève de notre survie. Après des années d’alertes ignorées, d’inaction et de reculs écologiques, les conséquences sont là. En 2050, il fera régulièrement plus de 50 degrés en France.

Nos bâtiments, nos villes, nos modes de vie ne sont pas conçus pour faire face à une telle chaleur. Les premiers à en mourir seront les mêmes qu’aujourd’hui : enfants, aîné·es, habitant·es des quartiers populaires, des logements mal isolés, ou sans logement du tout.

Les vraies réponses sont collectives : rénovation thermique des bâtiments, végétalisation des villes, adaptation des horaires de travail, services publics climatisés et accessibles à toutes et tous. Et surtout, une transformation profonde de nos modes de production et de consommation. En finir avec un modèle économique qui sacrifie la planète pour le profit de quelques-uns.

On ne lutte pas contre le réchauffement climatique avec des climatiseurs, mais avec des choix politiques courageux, à la hauteur de ce qui nous attend. Il n’y a plus de temps à perdre.

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