Lutter contre l’antisémitisme est indispensable dans l’enseignement supérieur. Mais cette lutte est aujourd’hui détournée par le ministère pour restreindre les libertés académiques, et pour surveiller les opinions des personnels.
Il y a quelques jours, le ministère a envoyé à toutes les universités un questionnaire, présenté comme une étude sur l’antisémitisme, avec pour consigne de le faire remplir par l’ensemble des personnels, administratifs, enseignants, chercheurs, etc.
Il demande des informations permettant d’identifier les agents et interroge leurs opinions politiques et convictions religieuses. Une intrusion inacceptable dans le cadre d’une “étude” ministérielle
Cette enquête mélange données identifiantes et opinions personnelles, et assimile toute marque de soutien à la cause palestinienne à des actes antisémites. Elle crée un risque de fichage politique ou religieux et un climat de suspicion dans la communauté universitaire. C’est une atteinte directe aux libertés académiques et à la vie privée.
Génération·s soutien la pétition des syndicats de l’enseignement supérieur et des associations de défense des libertés fondamentales, et salue la décision des présidents d’université
de ne pas relayer cette enquête.
Nous réaffirmons l’importance des libertés académiques.
Protéger l’université, c’est protéger la démocratie.