« On meurt dans nos universités » : l’abandon coupable du gouvernement

Visuel « On meurt dans nos universités » : l’abandon coupable du gouvernement
Par Génération•s

Dans une lettre ouverte au président de la République, Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul Valéry à Montpellier , lance l’alerte : sous-financées depuis des années, les universités françaises suffoquent. 
Pour 2026, 80% d’entre elles présentent un budget en déficit. 

Cours surchargés, fermeture de filières, enseignant·es en souffrance, contractuel·les précaires et rythmes épuisants… Chaque euro économisé sur l’enseignement supérieur a un coût humain et social immense. A Montpellier, on dénombre quatre suicides parmi le personnel titulaire en 5 ans. 

Depuis 2010, le budget de l’enseignement supérieur, rapporté au nombre d’étudiant·es, a chuté de 25%.  Pour répondre dignement à la hausse de la population étudiante, 10 universités auraient dû ouvrir, et 30 000 agent·es être recruté·es, dénonce le Syndicat national de l’enseignement supérieur. 

Pourtant, en 2026, la casse se poursuit. Le gouvernement refuse de financer les nouvelles dépenses qu’il demande aux universités. Face à la détresse de tout un écosystème, il minimise et regarde ailleurs, prétendant ignorer l’austérité implacable qui leur est imposée depuis des années. 

Leur projet, nous le connaissons : assécher les services publics pour laisser toujours plus de place au privé, qui prospère sous la présidence d’Emmanuel Macron. Ce renoncement nie un principe constitutionnel fondateur : organiser l’enseignement gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’Etat.  

Défendons l’Université, bien commun qui doit permettre à tous·tes l’accès à un enseignement supérieur émancipateur, et garantir l’indépendance d’une recherche qui nous éclaire sur les enjeux de demain.

Les drames humains et la destruction méthodique de ce service public essentiel doivent cesser. 

Génération·s défend :

  • Le déblocage des 8 milliards d’euros nécessaires au bon financement des universités
  • Un plan massif de recrutement d’enseignant·es et de titularisation des contractuel·les
  • La refonte du mode de financement de l’enseignement supérieur et de la recherche par l’État, avec la transformation les crédits du « programme d’investissements d’avenir » en dotations pérennes, distribuées équitablement selon des critères transparents
  • Le conditionnement strict du crédit d’impôt recherche à des critères écologiques et sociaux
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