La menace masculiniste : l’autre visage de l’extrême droite 

Visuel La menace masculiniste : l’autre visage de l’extrême droite 
Par Génération•s

Le dernier rapport du HCE, paru en janvier 2026, est le premier issu d’une institution publique à enquêter sur le phénomène du masculinisme, qui progresse dangereusement en France. 

Ses conclusions sont accablantes : cette idéologie constitue aujourd’hui une véritable menace pour la démocratie et un enjeu de sécurité nationale.

En France, 10 millions de personnes et près d’un homme sur quatre adhèrent à un « sexisme hostile », qui porte une vision dégradante des femmes.

Cette misogynie fait le terreau du masculinisme : une idéologie violente portant un récit alternatif selon lequel les hommes, naturellement dominants, seraient désormais les victimes d’une société dirigée par le féminisme. 

Rappelons qu’en 2025 en France, on dénombre 164 féminicides, un chiffre en hausse de 50% par rapport à l’année précédente. 

Le masculinisme tue

Les mouvements de haine des femmes sont moteurs d’actes d’une extrême violence. En 1989 déjà, Marc Lépine, militant antiféministe, assassinait 14 femmes à l’École Polytechnique de Montréal. 

Aujourd’hui, 84% des victimes de haine en ligne sont des femmes, et en 2025, le parquet national antiterroriste a, pour la première fois en France, déjoué un projet d’attentat masculiniste.

Des mouvances liées à l’extrême droite

La progression du masculinisme est profondément liée à la banalisation des idées haineuses de l’extrême droite, dont il partage les obsessions déclinistes et réactionnaires. 

Il prospère particulièrement chez les jeunes hommes et sur les réseaux sociaux, et constitue un puissant vecteur de radicalisation, en France comme à l’international. En témoignent les élections de Donald Trump ou Javier Milei, qui, une fois au pouvoir, ont ciblé en premier les droits des femmes et des minorités de genre. 

Pour une riposte féministe

La montée du masculinisme menace non seulement les droits des femmes, mais aussi la démocratie dans son ensemble. 

Le 8 mars, dans la rue, réaffirmons que le féminisme est un combat contre l’extrême droite sous toutes ses formes. Exigeons des moyens à la hauteur pour combattre concrètement la menace masculiniste : soutien aux associations féministes (particulièrement celles spécialisées dans les cyberviolences), renforcement de l’éducation à la vie amoureuse, affective et sexuelle et promotion d’autres modèles de masculinité.

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