Sous prétexte de lutter contre le chômage de la jeunesse, le Medef propose de déterrer les pires idées qu’a eues la droite ces quarante dernières années.
De vieilles recettes antisociales, avec un objectif clair : faire de la jeunesse une force de travail toujours plus précaire, corvéable à merci.
– Un « CDI jeunes » avec possibilité de licenciement sans motif les trois premières années : pour une jeunesse docilement exploitée
C’est le retour, en pire, du « CPE », le Contrat Première Embauche porté par Dominique de Villepin il y a vingt ans, abandonné face à l’ampleur de la contestation.
N’ayant de CDI que le nom, un tel contrat priverait les jeunes de toute sécurité de l’emploi et les soumettrait à l’arbitraire de l’employeur. En période d’essai pendant trois ans, il devient impossible de revendiquer de meilleures conditions de travail, de faire valoir ses droits.
– Un « SMIC jeunes », inférieur de 20% au salaire minimum, pour les CDD des moins de 26 ans : pour des droits sociaux au rabais
Pour lutter contre la paupérisation de la jeunesse, rien de mieux que de réduire les salaires ! Cette proposition reprend une autre mesure voulue par la droite en 1994, également abandonnée sous la pression populaire.
Des mesures aux antipodes des besoins réels :
Ces propositions interviennent alors qu’on assiste déjà à une augmentation inquiétante de la précarité du travail. CDD, temps partiel subi, intérim… plus d’un·e travailleur·euse sur quatre en France subit une forme de précarité. Les jeunes sont en première ligne de ces difficultés, avec un taux de chômage qui a bondi de 23,6% sur l’année 2025.
Ce chiffre montre que les réformes libérales menées par Emmanuel Macron sous l’influence du patronat ne permettent pas de réduire le chômage. En fragilisant les droits, elles dégradent les conditions de travail pour tous·tes.
Pour lutter efficacement contre le chômage, il faut partager le temps de travail, garantir des conditions dignes et des salaires décents.
Emploi des jeunes : Le Medef s’attaque au droit du travail
Par Génération•s
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