
Les Jeunes Génération·s est l’organisation de jeunesse de Génération·s. Elle agit dans sa continuité tout en conservant une autonomie d’action. Les Jeunes Génération·s formulent également des propositions dans le but de représenter les jeunes et de les intégrer dans le débat politique.
Génération réenchantée :
nos 160 propositions pour une jeunesse émancipée

Insécurité alimentaire, dégradation de la santé mentale, difficultés d’accès au logement, aux études et à un emploi de qualité et dignement rémunéré, discriminations… être jeune en France, c’est faire face à de multiples barrières, violences et injustices qui entravent son émancipation. Les politiques menées par Macron et ses gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’aggraver la précarité et la détresse de la jeunesse. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à ces politiques mortifères qui sacrifient la jeunesse.
La jeunesse veut du pain et elle veut aussi des roses. Elle ne veut pas seulement survivre, elle veut bien vivre. Pour cela, la jeunesse est prête à changer les règles du jeu : travailler mieux et moins, construire ses projets dans des conditions d’études décentes, vivre dignement dans un société où prime l’égalité, non plus comme seule promesse républicaine, mais comme une réalité. Elle aspire à l’émancipation collective au sein d’une société féministe, antiraciste, écologiste.
Ce manifeste, qui porte une ligne politique de rupture claire avec les politiques néolibérales qui ont trop longtemps assommé la jeunesse, mais aussi d’espoir, est une première pierre et un outil au service de notre camp politique. Co-construit avec les militant·es des Jeunes Génération·s durant tout l’été, il aborde cinq axes sur lesquels il est urgent d’agir pour permettre la pleine émancipation des jeunes :
1. Une vie digne pour tous les jeunes
2. Un accès égal et facilité aux études
3. Pour une politique de l’emploi des jeunes fondée sur l’émancipation, la justice sociale et le temps libéré
4. Contre les discriminations et oppressions et pour l’égalité sur tous les territoires
5. Un nouveau projet éducatif pour une jeunesse libre et émancipée
Dans un contexte crucial de bataille électorale et culturelle, la gauche et les écologistes se doivent de porter un projet de société commun, transformateur et radical, intégrant pleinement les aspirations et les revendications de la jeunesse. Les Jeunes Génération·s appellent toutes celles et tous ceux qui se retrouvent dans ces valeurs à s’en saisir et à porter ces idées pour en faire, dès demain, une réalité.
Nos propositions pour une vie digne pour tous les jeunes
Proposition 1 : Instaurer un revenu autonomie jeune, accessible aux 18-25 ans, fixé à minima à hauteur de 60% du salaire médian soit le seuil de pauvreté actuel d’environ 1300€
Proposition 2 : Réquisitionner les logements vacants
Proposition 3 : Ouvrir de nouveaux logements pour les étudiant·es et logements sociaux, notamment via la mise en place d’un plan ambitieux de construction de logements CROUS
Proposition 4 : Créer de nouvelles places en hébergement d’urgence et accompagner les plus précaires dans le retour au logement
Proposition 5 : Déployer un plan massif de rénovation énergétique des logements et contre les logements insalubres
Proposition 6 : Garantir l’accessibilité universelle et mettre en place une obligation du 100% de logements neufs accessibles.
Proposition 7 : Augmenter le montant de l’Aide personnalisée au logement (APL)
Proposition 8 : Mettre en place une garantie universelle des loyers, à expérimenter dès les élections municipales de 2026
Proposition 9 : Encadrer strictement les loyers
Proposition 10 : Lutter contre l’augmentation des résidences secondaires ou des locations temporaires qui nuisent à l’accès au logement et à la vie locale
Proposition 11 : Abroger la loi anti-squat
Proposition 12 : Assurer la prise en charge intégrale par la sécurité sociale des séances de psy pour les jeunes jusqu’à 26 ans.
Proposition 13 : Donner davantage de moyens aux centres médico-psychologiques (CMP) et aux centres régionaux de psychotraumatismes afin de permettre le recrutement de milliers de nouveaux et nouvelles psychologues.
Proposition 14 : Améliorer les conditions de travail et d’accueil des patient·es et revaloriser les salaires des internes en psychiatrie afin de rendre cette filière plus attractive
Proposition 15 : Instaurer des formations dans les établissements scolaires et les universités en matière de santé mentale, ainsi que les programmes de Premiers Secours en Santé mentale
Proposition 16 : Créer une 6e branche de la sécurité sociale dédiée à l’alimentation se matérialisant par la mise en place d’une carte vitale de l’alimentation individuelle donnant accès à des produits conventionnés.
Proposition 17 : Généraliser les repas à 1 euro dans les CROUS pour l’ensemble des étudiant·es, mettre en place de cette aide au niveau local partout où cela est possible dès à présent et au sein des programmes pour les élections municipales de 2026, généraliser cette tarification à toutes les restaurations collectives recevant des étudiant·es (comme dans les CHU ou les cantines professionnelles durant les stages) et indemniser des étudiant·es qui n’ont pas accès à ce type de restauration collective.
Proposition 18 : Mettre en place une éducation au bien manger tout au long de la scolarité en généralisant les cantines scolaires bio et localement fournies
Proposition 19 : Faciliter la transition vers un système fondé sur la justice alimentaire et le bien manger, en réhaussant les aides publiques à l’agriculture biologique, en renforçant l’accompagnement des agriculteur·ices vers la transition écologique et à l’installation des jeunes agriculteur·ices, et en garantissant un revenu digne notamment via l’instauration de prix planchers.
Renforcer l’accès aux droits des jeunes
Proposition 20 : Développer des permanences d’accès aux droits délocalisées dans l’ensemble des lieux de vie des jeunes, tels que les résidences CROUS et les facs, ainsi qu’au sein de Maisons des jeunes localement déployées
Proposition 21 : Augmenter le financement des Missions locales
Lutter contre la précarité administrative et la violation des droits des jeunes en situation irrégulière
Proposition 22 : Interdire l’expulsion des mineur·es scolarisé·es en France ainsi que de leurs familles
Proposition 23 : Appliquer le principe de présomption de minorité pour les mineur·es isolé·es
Proposition 24 : Interdire l’enfermement des mineur·es au sein des Centres de rétention administrative (CRA)
Proposition 25 : Régulariser l’ensemble des jeunes inséré·es dans un parcours de formation en France, avant une régularisation de l’ensemble des personnes en situation irrégulière en France, s’inscrivant dans le cadre d’une véritable politique d’accueil digne
Pour un véritable accompagnement par les pouvoirs publics des jeunes issu·es de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE)
Proposition 26 : Interdire de manière effective le placements d’enfants de l’ASE à l’hôtel et garantir par les pouvoirs publics une solution pérenne d’hébergement pour l’ensemble des jeunes majeurs issus de l’ASE
Proposition 27 : Garantir la continuité de l’accompagnement des jeunes issu·es de l’ASE, aujourd’hui fixé à 21 ans, jusqu’à 25 ans
Proposition 28 : Mettre en place de manière effective des commissions départementales d’accès à l’autonomie des jeunes majeurs dans tous les départements
Proposition 29 : Dans l’attente de la création d’un revenu autonomie jeunesse et, à terme, d’un revenu universel, verser systématiquement aux jeunes majeurs protégés sans soutien familial une allocation mensuelle financée par l’État
Proposition 30 : Créer une commission de réparation pour les enfants placés victimes de violences physiques, sexuelles, psychologiques ou institutionnelles
Proposition 31 : Mettre en place d’un ministère de plein exercice chargé de l’enfance, créer une autorité de contrôle indépendante des lieux d’accueil et de vie de la protection de l’enfance, et créer d’un droit parlementaire de visite des établissements de la protection de l’enfance
Nos propositions pour un accès égal et facilité aux études
Proposition 32 : Abolir le principe de sélection dans l’enseignement supérieur et donc supprimer Parcoursup et Mon Master
Proposition 33 : Établir le principe de libre-accès aux formations publiques , en investissant durablement à hauteur des besoins dans l’université et en augmentant le nombre de places dans l’enseignement supérieur pour garantir une place à chaque étudiant·e
Proposition 34 : Développer des campus et formations de « proximité » afin d’assurer à chaque étudiant·e l’accès à un campus à moins de 30 km de son lieu de résidence, et accroître les aides au transport et au logement pour compenser les surcoûts des étudiant·es éloigné·es.
Proposition 35 : Assurer la mise en oeuvre effective des heures hebdomadaires prévues pour l’orientation au collège et au lycée et généraliser les semaines de l’orientation dans les établissements
Proposition 36 : Créer un bureau de l’orientation avec au moins un professionnel de l’orientation à temps plein dans chaque établissement
Proposition 37 : Garantir le droit à la réorientation et à la reconversion, en présentant systématiquement les passerelles comme un droit, en organisant un suivi de retour d’expérience tout au long de la scolarité et en favorisant le développement des “stages passerelles”
Proposition 38 : Mettre en place un continuum entre les acteurs de l’orientation et de l’insertion internes et externes aux établissements scolaires
Proposition 39 : Garantir une meilleure inclusion de la mission d’accompagnement à l’orientation dans la formation initiale et continue des enseignant-es
Proposition 40 : Revaloriser la voie professionnelle pour qu’elle ne soit pas un choix par défaut notamment avec le rétablissement des heures d’enseignement général perdues dans la dernière réforme du lycée professionnel, la suppression du parcours en Y, l’organisation des épreuves du bac fin juin et le retour de la formation en 4 ans
Proposition 41 : À terme, généraliser les lycées polyvalents et supprimer la distinction entre les trois voies lycéennes (générale, technologique, professionnelle) afin de limiter les logiques de tri, décloisonner le savoir et les choix, et créer un lycée où les élèves peuvent explorer et construire pleinement leur parcours
Proposition 42 : Rendre gratuit l’enseignement supérieur public en supprimant les droits d’inscription et la CVEC
Proposition 43 : gratuité intégrale de l’école, du collège et du lycée en finançant entièrement la cantine, les fournitures, les transports, les sorties scolaires et les activités périscolaires
Proposition 44 : Limiter le coût du matériel pédagogique en encadrant le prix des livres universitaires et en garantissant la mise à disposition gratuitement en ligne et en physique des ressources et livres obligatoires par les établissements
Proposition 45 : Garantir la gratuité des frais d’inscription lors de programme d’échanges internationaux
Proposition 46 : Réformer en profondeur le CROUS à travers une réforme des bourses ambitieuses pour garantir des conditions d’étude décentes, le renforcement des liens entre CROUS et collectivités dans le cadre de la location de logements étudiants et la création d’un service social et de santé unifiés entre les établissements et les CROUS
Proposition 47 : Interdire les écoles privées à but lucratif ainsi que les diplômes privés non-reconnus par l’Etat
Proposition 48 : Assurer le contrôle pédagogique systématique des formations et diplômes post-bacs privés sous l’égide du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche avant leur reconnaissance dans le Répertoire national des certifications professionnelles, en lien avec les conventions collectives le cas échéant -et rétablir l’encadrement de la création des centres de formation des apprentis piloté par les régions
Proposition 49 : Obliger à la dépense dans la recherche et encadrer les tarifs pour les structures privées sans but lucratif
Proposition 50 : Nationaliser et régionaliser les structures privées
Proposition 51 : Augmenter le nombre de places dans les formations publiques
Proposition 52 : Rééquilibrer le financement public entre structures publiques et privées dans l’enseignement scolaire et supérieur
Proposition 53 : Assurer, dans le cadre des stages, une rémunération lissée minimum à 80 % du SMIC net. Cette rémunération vaut également pour les étudiant·es en études de médecine, aujourd’hui largement sous-payés par rapport à leur rôle essentiel dans le fonctionnement des services
Proposition 54 : Réduire la durée minimum à partir de laquelle un stage est rémunéré à 3 semaines
Proposition 55 : Aligner les droits des stagiaires sur le droit du travail, notamment en termes de congés payés, d’arrêt maladie et de droit de grève
Proposition 56 : Encadrer strictement les stages non-continus pour éviter les contrats d’apprentissage déguisés
Proposition 57 : Rendre effectif le principe selon lequel c’est en priorité aux établissements secondaires et supérieurs de proposer des stages aux élèves et aux étudiant·es. Les établissements devront disposer d’un bureau de l’orientation sur le modèle du bureau des entreprises dans les lycées professionnels afin de créer des liens avec les différentes structures locales. Les collectivités territoriales devront participer pleinement à cette proposition massive et diverse d’offres de stage.
Proposition 58 : Renforcer l’encadrement des stages afin de garantir leur rôle pédagogique et de formation ainsi que la sécurité des stagiaires. Avec un renforcement de l’inspection du travail, l’Etat doit contrôler régulièrement les stages pour s’assurer du respect des conditions d’accueil et des règles de sécurité. Une structure devra avoir pris spécifiquement en compte les stagiaires dans leur document unique d’évaluation des risques professionnels avant de pouvoir en accueillir.
Proposition 59 : Permettre aux Missions locales d’être signataires de conventions de stage jusqu’à 6 mois en cas de déscolarisation, et interdire les fausses écoles à conventions de stage
Proposition 60 : Généraliser les périodes de révision sans cours avant les examens, proportionnelles au nombre d’examens, afin de séparer les temps de révision des temps de repos ;
Proposition 61 : Obliger à l’instauration d’au moins une semaine de vacances entre les examens du 1er semestre et le début du 2nd semestre
Proposition 62 : Augmenter le nombre de jours de congés pour révision pour les apprentis et leur donner la possibilité de le déposer n’importe quand. Élargir également ces congés aux étudiant·es en contrat de professionnalisation et en stage lorsqu’ils ont des cours ou des partiels sur la période.
Proposition 63 : Réaliser une profonde réforme des rythmes scolaires, en lien avec les élèves
Proposition 64 : Garantir un revenu stable grâce au revenu d’autonomie jeunesse et à la réforme des bourses pour réduire les situations de travail en parallèle des études et permettre un vrai temps libéré durant les périodes prévues pour.
Proposition 65 : Planifier la désinstitutionnalisation afin de mettre fin à la ségrégation des personnes en situation de handicap et de garantir le respect de leurs droits à la scolarisation, à l’enseignement et à la vie digne
Proposition 66 : Revoir les conditions d’accompagnement et d’orientation des élèves handicapés dès le cycle secondaire
Proposition 67 : Augmenter les moyens budgétaires consacrés aux missions ou référent·es handicaps des universités
Proposition 68 : Améliorer l’évaluation des besoins des étudiant·es, garantir la portabilité des aménagements obtenus d’un cycle sur l’autre, et assurer l’effectivité des aménagements pédagogiques ou d’examens
Proposition 69 : Rendre opposable les plans d’accompagnement des étudiant·es handicapé·es (PAEH)
Proposition 70 : Garantir l’accessibilité du bâti scolaire et universitaire aux personnes en situation de handicap, ainsi que des logements étudiants, et enclencher un véritable travail de réflexion sur la mise en accessibilité des cours et de leurs contenus
Proposition 71 : Impliquer les communes dans des campagnes de sensibilisation sur l’ensemble des formes de handicap
Proposition 72 : Faire collaborer les MDPH, les établissements du supérieur et les villes dans l’accompagnement local des étudiant·es en situation de handicap, et mieux harmoniser le système des MDPH pour que l’accès aux droits ne relève pas de la loterie territoriale
Proposition 73 : Abroger les statuts d’établissement public expérimental et de grand établissement, qui ne sont ni plus ni moins que la privatisation dissimulée de l’université publique
Proposition 74 : Financer l’enseignement supérieur et la recherche à hauteur de ses besoins, sanctuariser les financements, et rompre avec la logique concurrentielle qui enferme l’université dans un étau en mettant fin au système d’appel à projets.
Proposition 75 : Garantir la liberté, l’indépendance et l’éthique de l’enseignement et de la recherche par la création d’une autorité publique indépendante chargée du contrôle des partenariats conclus entre universités et entreprises privées, l’interdiction des clauses de non-dénigrement et la publication obligatoire de toutes les informations relatives à ces partenariats.
Proposition 76 : Créer de nouveaux postes d’enseignant·es-chercheur·euses titulaires, dont le nombre doit être corrélé à l’augmentation croissante du nombre d’étudiant·es
Proposition 77 : Assurer le financement public de toutes les thèses de doctorat
Proposition 78 : Poursuivre l’augmentation de la rémunération des doctorants contractuels, jusqu’à 2 500 € bruts (hors mission d’enseignement), et augmenter la rémunération des missions d’enseignement
Proposition 79 : Allonger la durée du contrat doctoral (jusqu’à 5 ans selon les disciplines) ou la possibilité de conclure un avenant au contrat doctoral si la thèse se poursuit plus longtemps
Proposition 80 : Revaloriser le statut d’A.T.E.R. par l’augmentation de la rémunération et la diminution du nombre d’heures d’enseignement ; la possibilité de faire une troisième année d’A.T.E.R. ; le recrutement de demi-A.T.E.R. pour permettre aux doctorant·es en fin de thèse de consacrer plus de temps à leur recherche
Proposition 81 : Supprimer les contrats LRU (issus de la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités, ou “loi Pécresse”) – outil de recrutement d’agents contractuels qui a largement précarisé l’emploi universitaire – et des chaires de professeur junior, qui sapent le principe même de la fonction publique
Proposition 82 : Assurer la mise en oeuvre effective du versement mensuel de la rémunération des vacataires, prévu par la LPR de 2020 mais resté inappliqué dans de nombreux établissements, en méconnaissance des droits du personnel
Proposition 83 : Alléger la charge administrative des enseignant·es- chercheur·euses, au profit de la création de nouveaux postes de personnel administratif, à temps plein et dignement rémunérés
Pour une politique de l’emploi des jeunes fondée sur l’émancipation, la justice sociale et le temps libéré
Proposition 84 : Revaloriser les premières expériences professionnelles pour se rapprocher du droit commun, en termes de rémunération, de durée et de protection sociale
Proposition 85 : Encadrer les contrats aidés pour garantir leur utilité. Les contrats jeunes subventionnés ne doivent pas être une main-d’œuvre bon marché pour les employeur·euses. Ils doivent être conditionnés à la présence obligatoire d’un·e tuteur·rice formé·e, capable d’assurer un véritable accompagnement pédagogique et de garantir des compétences transférables.
Proposition 86 : Reconnaître toutes les compétences, pas seulement les diplômes
Proposition 87 : Porter le SMIC à 2000 euros brut soit 1600 euros net
Proposition 88 : Recentrer l’apprentissage vers les jeunes en dessous de bac+3. Au-delà de bac+2/3, la qualification obtenue doit suffire à obtenir un emploi, avec une rémunération digne qui n’a pas à bénéficier d’exonérations sociales.
Proposition 89 : Revaloriser les salaires des apprenti·es en garantissant au moins 100 % du SMIC dès 18 ans pour supprimer les discriminations salariales et sociales entre alternants et autres salariés.
Proposition 90 : Revaloriser le nombre de jours travaillés en intégrant les jours de formation dans le temps de travail, pour garantir l’accès aux avantages de l’entreprise (chèques cantine, prise en charge des transports, etc…) pendant tout le temps du contrat de travail.
Proposition 91 : Conditionner les aides publiques. Pour éviter que l’apprentissage soit juste de l’emploi dissimulé, les subventions versées aux entreprises doivent être soumises à des critères stricts de qualité, d’encadrement et d’insertion professionnelle.
Proposition 92 : Lutter contre les freins d’accès à l’apprentissage
Proposition 93 : Permettre aux alternant·es de faire entendre leur voix dans l’entreprise
Remettre le travail à sa juste place
Proposition 94 : Instaurer la semaine de 4 jours en 32 heures payées 35 heures, et poursuivre la réduction du temps de travail sans perte de salaire tant que cela sera possible (en atteignant notamment les 28h par semaine)
Rendre effectif et renforcer le droit aux vacances
Proposition 95 : Créer une sixième semaine de congés payés pour l’ensemble des salarié·es. Cette mesure doit s’accompagner d’une politique publique ambitieuse pour rendre effectif le droit aux vacances, quel que soit son âge ou son niveau de revenus.
Contre les discriminations et oppressions et pour l’égalité sur tous les territoires
Proposition 96 : Garantir une véritable et complète dépsychiatrisation, sans démédicalisation, de la transidentité et de l’intersexuation, pour les majeur·es comme pour les mineur·es
Proposition 97 : Développer et promouvoir les formations initiales et continues des professionnel·les de santé, notamment les psychiatres, aux questions de transidentité, afin de leur permettre de mieux accueillir les patient·es transgenres mais aussi d’avoir de meilleurs suivis dans les parcours de transition.
Proposition 97 : Déjudiciariser les procédures de changement de genre et permettre le changement de genre sur simple déclaration à l’état civil, pour garantir le droit à l’autodétermination de genre
Proposition 99 : Supprimer la mention de genre sur les documents d’identité, afin de sortir du carcan sociétal imposant à chaque individu d’être classé de manière binaire “homme ou femme”.
Proposition 100 : Permettre à chaque étudiant·e de faire une simple demande auprès de l’administration de sa faculté pour modifier son prénom et son genre pour tout document administratif universitaire, listes d’émargement et d’examens, adresses mail et courriers.
Proposition 101 : Mettre en place des journées de sensibilisation et de formation pour lutter contre les discriminations faites aux personnes transgenres se généralisent sur les campus. Les SSU (Services de Santé Universitaires) doivent être des lieux d’accueil, d’écoute et de tolérance, avec le présence de personnel de santé formé aux questions de genre et de transidentité capable d’accueillir les étudiant.e.s transgenres dans un cadre sécurisant.
Proposition 102 : Généraliser sur les campus universitaires (et dans la société entière) la présence de toilettes mixtes, en complément de toilettes réservées aux femmes -pour des questions de sécurité, afin de permettre aux personnes transgenres ou non-binaires d’avoir accès à des lieux non discriminants.
Proposition 103 : Organiser une formation de prévention obligatoire contre les VSS pour les étudiante·s
Proposition 104 : Généraliser à tous les établissements des cellules d’écoute et d’accompagnement indépendante
Proposition 105 : Donner plus de moyens aux référent·es égalité pour leur permettre une meilleure visibilité
Proposition 106 : Mettre à pied tous les enseignants-chercheurs et professeurs d’universités accusés d’agressions sexistes et/ou sexuelles
Proposition 107 : Généraliser la mise en place de congés menstruels à toutes les universités
Proposition 108 : Proposer des protections hygiéniques gratuites dans les toilettes des établissements et allouer des subventions permettant la garantie de la mise à disposition des protections hygiéniques
Proposition 109 : Rendre imprescriptibles les violences sexuelles commises sur les mise mineur·es et mettre en œuvre les 82 recommandations de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants pour lutter contre la prédocriminalité.
Proposition 110 : Sortir de la logique militarisée d’insertion et supprimer le SMA, au profit d’un véritable service public d’accompagnement et de réinsertion des jeunes fondé sur la formation civile, la culture et l’écologie
Proposition 111 : Assurer un droit à la mobilité choisie et égalitaire : plafonnement des transports vers l’hexagone, logements étudiants accessibles, aides revalorisées
Proposition 112 : Lutter contre le racisme systémique et les discriminations territoriales, notamment dans l’accès aux aides sociales, à l’enseignement, au logement et à la santé
Proposition 113 : Mettre en place une adaptation climatique et ancrée dans les savoirs autochtones et les pratiques écologiques locales
Proposition 114 : Réaliser l’enquête Virage dans tous les territoires ultramarins, et sa reconduction régulière pour documenter les violences sexistes et sexuelles
Proposition 115 : Donner plus de moyens dédiés à l’accueil, la protection et l’accompagnement des victimes dans les Outre-mer : centres d’hébergement, cellules d’écoute, personnels spécialisés, justice de proximité
Proposition 116 : Réformer profondément la justice des mineur·es, pour qu’elle soit éducative et non punitive, ainsi que des politiques pénales dans les Outre-mer, avec un moratoire sur les constructions carcérales
Proposition 117 : Mettre en place un plan national de lutte contre les violences faites aux enfants, doté d’un volet ultramarin construit avec les acteur·ices locaux·ales
Proposition 118 : Réduire les effectifs par classe dans les QPV
Proposition 119 : Attribuer une prime significative pour les enseignants qui s’engagent à long terme dans ces territoires
Proposition 120 : Créer un plan d’investissement pour la rénovation des écoles (bâtiments, numérique, espaces verts, équipements sportifs)
Proposition 121 : Développer le mentorat, les tutorats avec étudiant·es, et l’accompagnement personnalisé dès le collège
Proposition 122 : Rétablir une carte scolaire contraignante pour lutter contre le séparatisme des riches et favoriser la mixité sociale
Proposition 123 : Créer un service public de l’insertion des jeunes dans chaque quartier, avec des conseillers de proximité
Proposition 124 : Développer des coopératives de jeunes (encouragement à l’entrepreneuriat social local)
Proposition 125 : Établir des quotas territoriaux dans les concours de la fonction publique et les grandes écoles pour corriger les inégalités structurelles
Proposition 126 : Soutenir la création d’entreprises locales en lien avec les besoins du quartier (épiceries solidaires, services de proximité, etc.) et lutter contre la gentrification des quartiers populaires
Proposition 127 : Supprimer les contrôles au faciès en imposant une traçabilité systématique et transparente des contrôles d’identité, qui ne doivent avoir lieu qu’en cas de flagrant délit
Proposition 128 : Faire de la police municipale et/ou nationale présente, une police de proximité formée à la médiation, au travail de terrain en lien permanent avec les habitant·es
Proposition 129 : Rendre obligatoire la formation des forces de l’ordre à la lutte contre les discriminations et aux enjeux sociaux des quartiers
Proposition 130 : Renforcer les espaces de dialogue entre jeunes, police et élus, à travers des instances locales réellement consultatives
Proposition 131 : Interdire les couvre-feux imposés aux mineur·es pour garantir leur droit à circuler dans l’espace public
Proposition 132 : Réformer l’IGPN pour garantir son indépendance et assurer la mise à pied des policier·es auteur·ices de violences policières
Proposition 133 : Ré-ouvrir ou créer des maisons de quartier autogérées, avec des budgets participatifs attribués aux jeunes
Proposition 134 : Subventionner l’accès à la culture, au théâtre, au cinéma, à la musique, avec des pass culturels bonifiés dans les QPV
Proposition 135 : Construire ou réhabiliter des gymnases, terrains, skateparks, studios de création et autres infrastructures, dans chaque grand quartier
Proposition 136 : Soutenir l’éducation populaire (MJC, centres sociaux, associations de rue) en leur donnant des financements pluriannuels
Proposition 137 : Instaurer des conseils locaux de la jeunesse avec un vrai pouvoir de proposition sur les politiques municipales
Proposition 138 : Intégrer des jeunes des QPV dans les instances de gouvernance des politiques jeunesse nationales
Proposition 139 : Mettre en place la parité sociale en politique, en établissant un quota maximal de personnes CSP+ dans les candidatures aux élections présentées par les partis politiques et en garantissant une juste représentation de la jeunesse dans toute sa diversité
Un nouveau projet éducatif pour une jeunesse libre et émancipée
Proposition 140 : Supprimer le Service national universel et tous projets de mise au pas de la jeunesse
Proposition 141 : Investir dans l’éducation populaire pour émanciper la jeunesse
Proposition 142 : Rendre accessible le droit de vote à 16 ans pour garantir une réel participation à la vie démocratique, dans un premier temps aux élections locales
Proposition 143 : Permettre aux jeunes d’être représenté·es dans les instances et dans des mandats électifs
Proposition 144 : Rendre effectives les heures d’enseignement moral et civique dans le secondaire pour garantir une éducation à la politique et à la vie démocratique
Proposition 145 : Mettre en place un stage en milieu associatif ou dans un service public d’Etat en classe de seconde, d’une durée d’un mois
Proposition 146 : Mettre en place un conseil d’élèves avec un pouvoir consultatif, instaurant un budget participatif
Proposition 147 : Développer les pédagogies actives et coopératives favorisant l’apprentissage en petits groupes
Proposition 148 : Garantir l’apprentissage de compétences sociales et pratiques tournés vers la résolution de problèmes réels et les enjeux de société
Proposition 149 : Mettre en place une semaine de la citoyenneté effective avec l’appui d’intervenant·es
Proposition 150 : Mettre en place une éducation aux médias effective pour enseigner la capacité de discernement face aux informations
Proposition 151 : Mettre en place une éducation aux réseaux sociaux afin d’apprendre aux jeux à se servir des plateformes en toute sécurité et à questionner les contenus
Proposition 152 : Reconnaître légalement le temps libre pour garantir l’équilibre entre la vie personnelle et la vie scolaire, étudiante ou professionnelle
Proposition 153 : Rétablir le Pass TER à 29 euros pour pouvoir voyager partout en France à bas prix.
Proposition 154 : Mobiliser les communes pour garantir des aides au départ en vacances, à l’image du dispositif mis en place dans la ville de Trappes
Proposition 155 : Passer à la semaine de 32 heures en 4 jours, pour favoriser la possibilité d’accès aux activités sportives, culturelles et associatives des adultes, mais avant-tout l’accompagnement des jeunes à ces activités
Proposition 156 : Réduire le temps de travail scolaire et le caler sur les besoins physiologiques des jeunes en matière de sommeil, pour faciliter la découverte du monde associatif ou les activités extra-scolaires
Proposition 157 : Soutenir au niveau des politiques régionales/départementales et communales les associations, pour à la fois les aider financièrement et à la fois les faire connaître de toutes et tous
Proposition 158 : Soutenir une meilleur redistribution des richesses, pour que le coût financier ne soit plus un frein à pour l’accès au sport, à la culture et à l’engagement associatif
Proposition 159 : Créer, dès le plus jeune âge, un système de bourse “sportive et culturelle”, pour favoriser l’épanouissement et la réalisation d’activités des enfants issus de milieux défavorisés ou ruraux
Proposition 160 : Réformer le pass culture, pour réduire les inégalités sociales plutôt que de les accroître et lutter contre la réduction des aides apportés aux jeunes (entrée en compte au 1er mars 2025), en rappelant notamment à Mme Dati que toute culture est légitime