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L'économie au service de la société Woincourt, ici Woincourt, deux minutes d'arrêt …

Retrouvez l'édito du BIG (Bulletin d'information de Génération.s) de cette semaine.

Le vieil haut-parleur criard de la gare de Woincourt ne fera bientôt plus d'annonces. A compter du 29 mai, on n'entendra plus siffler les trains, ni le chef de gare. Si vous n'avez pas la chance d'être samarien (N.D.T habitants de la Somme, 80 pour les numérologues), vous ne connaissez certainement pas Woincourt, ses 1325 habitants, sa grande salle des fêtes qui a accueilli des meetings mémorables, son maire Arnaud, communiste, qui s'est présenté avec Delphine, aujourd'hui membre de Génération.s, aux dernières législatives, “la gauche, la vraie, celle qui ne renonce pas”, c‘était son slogan, et puis sa gare... 77 voyageurs par jour en 2009.

 

Plus d'argent pour les services publics

Ici, la disparition des services publics, c'est déjà une longue marche. La poste n'ouvre plus certains après-midi, des classes aux alentours vont être supprimées à la rentrée 2018 et on entend même, dans les couloirs du Conseil départemental à Amiens, que le collège voisin pourrait fermer ses portes, trop de travaux à réaliser... Les trains à Woincourt, ce n'est déjà plus tout à fait ça. Il n'en reste plus que deux le matin et deux le soir, les autres ont été remplacés par des autocars. Les portions à double voie qui permettaient leur croisement ont été abandonnées, tout comme le fret. Cars et camions se suivent sur la D925 et les drames se succèdent sur cette voie accidentogène.

 

Soutenir le combat des cheminots, c'est combattre pour l'égalité, pour un développement harmonieux des territoires qui respecte notre environnement.

 

Des travaux de maintenance seraient nécessaires mais l'Etat refuse de mettre la main à la poche, pas assez rentable, la ligne Abbeville - Le Tréport sera supprimée. Sophie n'en a que faire de la rentabilité. Elle l'a dit à son maire Bernard dans la commune d'à côté. Elle n'a pas les moyens de se payer un logement à Amiens ou une voiture. S'il n'y a pas de train, la fac ce n'est plus possible.

 

Quand les services publics s'affaiblissent, la République recule

A l'heure où certains glorifient le récit national, elle était pourtant symbolique cette ligne. Au lendemain du Front Populaire, c'est elle qui transportait ceux qu'on n'appelait pas encore les touristes pour découvrir la mer, pour la première fois. Les associations d'éducation populaire l'utilisent encore, lors des vacances estivales, pour renouveler cette découverte avec des familles qui n'ont pas les moyens de voyager.

C'est à Woincourt que la gauche politique a décidé de se donner rendez-vous jeudi, pour défendre, ensemble, tous les Woincourt de France. En mai dernier, Marine Le Pen y a réalisé 54% des voix. Quand les services publics sont affaiblis, c'est toujours la République qui recule et les inégalités qui s'accroissent. L'abandon des populations crée de la colère prête à être récupérée par le premier discours démagogique venu.

 

Les trains à Woincourt, ce n'est déjà plus tout à fait ça. Il n'en reste plus que deux le matin et deux le soir les autres ont été remplacés par des autocars.

 

Soutenir aujourd'hui le combat des cheminots, c'est un combat pour l'égalité, pour un développement harmonieux des territoires qui respecte notre environnement. Sur le quai de Woincourt, Benoît Hamon, Pierre Laurent, Olivier Besancenot et d'autres représentants de gauche, défendront nos services publics, ce ciment de la République, ce patrimoine de ceux qui en sont dépourvus.

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