L'impératif démocratique La lettre de Benoît Hamon à Emmanuel Macron

Retrouvez la Lettre de Benoît Hamon au président de la République.

 

Paris, le 17 janvier 2019

 

Monsieur le Président de la République,

Le contraire de la connaissance, ce n'est pas l’ignorance, c'est la certitude. Vous avez trop de certitudes.

J’ai lu la lettre que vous avez adressée à tous les Français. Vous leur proposez un débat mais c’est vous qui fixez la teneur des questions, leur nombre et leur champ restrictif. Ce débat public commence mal quand les membres du gouvernement passent plus de temps à énoncer la liste des questions interdites plutôt que de laisser nos concitoyens exprimer sans entrave leurs doléances.

Je vois dans votre méthode, une nouvelle manifestation de la méfiance intrinsèque de votre quinquennat à l'égard du peuple. Comme si les Français étaient en retard sur leurs élites, comme s’ils n’étaient pas les meilleurs experts de leur propre vie. Et pourtant, nous avons tant besoin de retrouver une communauté de destin.

La planète n’est plus assez grande pour héberger la civilisation vorace et productiviste dont vous êtes un des derniers apôtres. Les buts de cette civilisation, posséder, produire, consommer, exploiter la nature sans limite, ne sont plus soutenables et pourtant, en dépit du cri d’alarme des scientifiques relayé par des millions de citoyens signataires de la pétition pour l'affaire du siècle, en dépit des dizaines de millions de femmes et d’hommes jetés sur les routes de l’exil par la pauvreté et le dérèglement climatique, en dépit de la colère qui monte partout en réponse à l’accaparement de la richesse par une minorité d’ultra-riches, vous continuez à fixer comme but à notre civilisation, la croissance du PIB et d’indexer le bonheur des êtres humains sur la seule richesse matérielle.

Jamais vous ne dites à nos concitoyens qu’il faudrait radicalement changer de cap, trier et choisir dans nos modes de vie « ce dont nous ne pouvons et dont nous ne voulons pas nous passer » pour engager sereinement et démocratiquement les transitions indispensables.

La crise que nous vivons, n’est pas un épisode social parmi d’autres, c’est une crise sur l’essence même et les buts de notre civilisation.

A force d’injustices, votre présidence est devenue celle du désordre. A force d’inégalités, votre quinquennat est désormais celui de la révolte des Français. Le mouvement des Gilets jaunes vous a contraint à écouter le désespoir qui gagne, chaque jour davantage, notre peuple. Une écoute contrainte, à défaut, hélas, d’être attentive car à la question de la redistribution des richesses, vous répondez par une charité financée par les Français eux-mêmes ; à la question démocratique, vous apportez une réponse sécuritaire ; à la question écologique, votre réponse est une politique minée par vos liens avec les lobbies les plus polluants et votre gabegie fiscale au profit des plus fortunés.

Il est urgent, Monsieur le Président de la République, de vous hisser enfin à la hauteur des fonctions que nos concitoyens vous ont confiées. Elu face à l’extrême-droite grâce à l’esprit responsable de républicains de toutes convictions, vous n’avez eu de cesse d’abîmer cette concorde pour appliquer sans discernement ni retenue un programme au service exclusif d’une minorité privilégiée.

Notre pays a besoin de retrouver l’espoir et les voies d’un dialogue national apaisé. Notre nation doit être mobilisée vers notre avenir collectif autour d’un grand projet de société à la fois écologique, social et profondément démocratique. Les Français ne demandent qu'à partager une communauté de destin dont votre politique de division les prive. La situation grave de notre pays appelle en effet un grand débat démocratique. Mais celui-ci ne peut se résumer à un artifice de communication de la part d’un pouvoir qui a continûment méprisé les corps intermédiaires, le Parlement et, par vos excès de langage récurrents, les citoyens eux-mêmes.

Soyez pour une fois, humble devant la clairvoyance des Français à vous dire ce qui est bon pour eux, pour notre pays, pour notre destin, quelles sont les bonnes questions et les bonnes réponses.

Je porte au nom de Génération.s, les propositions suivantes :

Je vous demande que ce débat national ouvre un processus constituant. La Vème République connait à l'évidence son crépuscule. Mais dans cette interminable agonie, le risque le plus grand est qu’elle emporte avec elle notre liberté. Les Français veulent respirer l'air d'une démocratie qui ne soit plus vicié par les lobbies privés ou la technocratie. Il faut renouer avec l'ambition de la « démocratie constante » chère à Pierre Mendès-France. Je vous demande donc de vous engager en faveur de la création d'une assemblée constituante qui au terme du débat national engagera la rédaction de la constitution d'une VIème République soumise à l’approbation du peuple français par referendum.

Je vous demande que ce débat national permette une nouvelle répartition des richesses. Si les salaires et les pensions sont si bas, si les entreprises licencient et multiplient les contrats précaires, si la souffrance au travail augmente, si les services publics désertent la France rurale, si l’hôpital public se tiermondise, si les associations mettent la clé sous la porte, si l’école ne parvient plus à enrayer les inégalités sociales, c'est en raison d'une richesse qui se concentre entre les mains d'une toute petite minorité plutôt que de servir l'intérêt général. Vous deviez être le Président de tous les Français mais c'est à cette minorité privilégiée que vous avez réservé toutes vos bontés. Il est l'heure d'un choc positif pour le revenu des Français grâce à l'expérimentation du revenu universel d'existence, au rétablissement de l'indexation des retraites sur les prix, à la hausse du SMIC et l'ouverture d'une négociation sur l'augmentation des salaires dans le secteur privé comme dans la fonction publique. Il faut aussi éradiquer la pauvreté qui est une honte pour un pays aussi riche que le nôtre grâce à la taxation massive des contrats précaires, des résidences secondaires inoccupées et des logements insalubres. Pour cela, il faudra mieux redistribuer la richesse grâce au rétablissement immédiat de l'ISF, à la taxation des GAFA, à la montée en puissance d'une véritable taxe sur les transactions financières ou à élargissement de l'assiette des cotisations sociales patronales à la valeur ajoutée, c'est à dire la mise en place d'une taxe sur les robots pour financer les retraites.

Je vous demande enfin d'engager un changement de notre modèle de développement. L'économiste américain, Kenneth E.Boulding, prétendait que « celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ». Epargnez à nos enfants de devoir un jour vous infliger le jugement tragique de l'Histoire parce que vous n'auriez pas été capable d'engager la nation dans la mutation de ses modes de production et de consommation. Vous avez opposé justice sociale et transition écologique. Comment pouvez-vous ignorer que les premières victimes de la malbouffe, ceux qui respirent l'air le plus pollué à proximité des grands axes routiers, ceux qui vivent dans des passoires énergétiques, ceux dont la santé est menacée, sont les Français les plus modestes. Les inégalités environnementales sont des inégalités sociales. Quelle responsabilité grave, avez-vous pris vis-à-vis des générations futures, de nos enfants et de ceux qu'ils feront, en retardant l’engagement total de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique, pour la biodiversité et l'amélioration de la qualité de l'air.

Il faut une opération « mains propres », et tant pis si cela doit frapper d'abord ces grandes entreprises qui dissimulent leur impact négatif sur le climat derrière les parades sans lendemain de vos grand-messes environnementales. Je vous demande la taxation intégrale des profits des banques issus de leur soutien aux énergies fossiles, de la création d’une contribution financière des entreprises qui exploitent les biens communs de l’humanité (eau, ressources fossiles, axes de communication, information, etc...) et la fin du droit à polluer gratuitement alloué aux grandes entreprises. Il vous revient aussi de mettre un terme à l’impunité des évadés fiscaux qui spolient la France de ses ressources.

Monsieur le Président de la République, à vous observer résister par tous les moyens de l'Etat, parmi lesquels une répression de plus en plus brutale, à l’irruption du peuple dans l’histoire de notre pays, je pense à Albert Camus qui disait qu'il revenait à sa génération, une tâche plus grande encore que celle de refaire le monde, qui consistait à empêcher que le monde ne se défasse. Depuis le mois de mai 2017, vous défaites la France et ce qui fait la modernité de ses valeurs. Les Français vous ont stoppé dans votre œuvre de démolition.

Je vous demande de considérer sérieusement les demandes de justice sociale et de démocratie exprimées par les Français. En respectant le peuple, vous respecterez davantage l'éminente fonction que vous occupez.

Veuillez agréer Monsieur le Président de la République, l'expression de mon profond respect.

 

                                                                                                                    Benoît Hamon
                                                                                                                    Co-fondateur de Génération.s

 

 

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Commentaires

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Gilbert Métais
il y a 10 mois

Je partage et je cautionne 

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BENOIT RETAILLEAU
il y a 10 mois

Merci pour ce courrier, je cautionne

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Alain Pioux
il y a 10 mois

Bravo pour cette lettre car il est temps que l'état se rende compte de cette situation.  

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Georges Joseph Joulaud
il y a 10 mois

en phase avec le contenu si ce n'est le 2nd § qui est un peu de mauvaise foi ("il n'y a pas de questions interdites" dixit la lettre).

Maintenant, comment escompter que les demandes mises en lumières par ce débat aillent dans le sens que nous proposons ?

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ndiayenadia
il y a 10 mois

Bonjour, En accord avec tout sauf le 2nd § car il n'y a pas de questions interdites (en principe) et pour moi il manque un sujet fondamental systématiquement oublié des débats : le logement, comment fait-on pour inclure dans notre avenir les oubliés du logement (SDF (une partie d'entre eux a un emploi), mal-logés etc...) . Avoir un toit décent à un prix en adéquation avec nos revenus est la base pour démarrer ou repartir dans la vie et pouvoir trouver sereinement un emploi, se préoccuper de la qualité de notre nourriture, d'écologie et de l'avenir de nos enfants.

il y a 10 mois
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Merci pour cette synthèse qui pointe enfin le niveau où se situent les réponses aux questions que pose la crise actuelle. Le questionnaire de Macron s'inscrit dans le carcan d'un "toute chose étant égale par ailleurs". Les questions empiriques posées aux citoyens ne disposant pas des éléments leur permettant de juger de la cohérence de l'ensemble sont de la poudre jetée aux yeux de la démocratie. Dans la crise actuelle, c'est bien de la re-fondation du système économique, politique et sociale à l'échelle européenne qu'il s'agit. Cette lettre est la seule réponse crédible au questionnaire macroniste. Je propose que tous les gens de gauche qui envisagent de participer au débat la reproduise dans son intégralité.

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robisonkatia
il y a 10 mois

Excellente synthèse de la pressante nécessité de changement de notre système social, économique et démocratique. Une aide également indispensable à la rédaction des propositions que voudront faire ceux qui participeront au "Grand Débat".

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gérard rey
il y a 10 mois

Il est sujet, qui à mes yeux, manque cruellement: la LAICITE. Nous ne pouvons accepter de modification de la loi dite de 1905. Les religions, TOUTES les religions doivent rester hors du champ Républicain. Nous  devons simplement protection aux citoyens qu'ils pratiquent ou pas.L'argent du Peuple va au Peuple pas aux religions.

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devospatrice
il y a 10 mois

Il y a aussi à insister sur une transformation de l'Europe et cette communauté ouverte à toutes les concurrences sans contrôle : produits jetables, qualité des produits agricoles.;; Il y a des régles simples c'est de relever nos normes de production et d'importation, d'exiger des durées de garantie plus longues et une disposition des pièces détachées également..;Or nous avons fait tout l'inverse dans les dernières décennies

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Lavache Masquee
il y a 10 mois

En accord sur le fond mais gênée par la forme et le ton, ce qui est également le cas pour la plupart des textes rédigés sur ce site. J'aspirerais à ne plus lire et entendre des accusations directes (utilisation du "vous" ici à l'adresse du président) ou des invectives véhémentes des pouvoirs en place, ce qui à mon sens est le défaut de la politique, mais plutôt des propositions positives et optimistes amenées sur un ton plus entraînant. Ce serait une véritable innovation politique, un peu naïve peut-être... 

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championdidier
il y a 10 mois

Merci pour cette synthèse qui arrive à un moment opportun à l'ouverture du pseudo débat jupitérien  ; ce qui a été possible en 1969 pourquoi ne le serait-il pas aujourd'hui ? Redéfinir une fiscalité plus juste et un pouvoir d'achat ("pouvoir de vivre") en cohérence avec les enjeux de notre monde ... cette lettre est une réponse concrète au seul vrai débat : "où allons-nous ?".... ensemble!

il y a 10 mois
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Merci à tout ceux qui ont rédigé cette lettre et merci à Benoît Hamon d'être notre porte paroles (citoyennes).

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Véronique Riffard
il y a 10 mois

Merci et très grande joie de voir émerger une parole de gauche !

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fourniere.daniel@neuf.fr
il y a 10 mois

Merci et bravo continuons à essayer de changer ce système économique qui fait si mal sur tous les continents

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azémar
il y a 10 mois

Excellente synthèse qui ouvre des perspectives pour un avenir plus "inspirant", même si j'aurais aimé un mot sur le partage du travail.

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Danièle Carnino
il y a 10 mois
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Polymorphe
il y a 10 mois

Je ne comprends pas qu'un courrier signé par Benoit Hamon, non élu dans Génération.s puisse partir avec l'en-tête du mouvement.
Les courriers de ce type devraient être signés par le Collectif National, surtout pour nous qui ne sommes pas dans l'attente de l'homme providentiel.
S'approprier l'ensemble du mouvement est à l'encontre des valeurs que je soutiens.

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Erik Planche
il y a 10 mois

Merci pour cette synthèse en réponse à la lettre du président Macron. Il faut absolument nous mobiliser pour que ces politiques d'un autre siècle n'existe plus. Une société plus juste et plus humaine doit voir le jour. Le chemin est encore long, mais le changement est en route.

Encore merci et bravo  M. Hamon


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Bernard Gay
il y a 10 mois

Je suis d'accord à 100 %. J'aurais toutefois préféré que le style soit moins bagarreur, moins violent. Nous en avons assez des oppositions systématiques. Le ton devrait être plus positif, proposant, ouvert. Le contenu resterait le même, mais nous n'avons pas besoin de guerre. Seulement de faire des propositions. C'est bien qu'à chaque occasion, on puisse réitérer nos propositions. C'est cela qui fait avancer les idées. Si le ton est trop "opposant systématique" dans ce cas on ne prêche qu'aux convaincus et on rate la diffusion des idées.

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Comité Val D'Yerres
il y a 10 mois

Merci Benoît, cette lettre exprimé parfaitement l'esprit et les valeurs qui nous animent. Le ton du combat paraît tout à fait adapté à la période que nous vivons. Notre bienveillance vis-à-vis des plus défavorisés, n'empêche pas l'exigence face aux "premiers de cordée" . Hâte de nous lancer dans la campagne des Européennes pour mettre en avant nos idées du printemps Européen et pour notre première campagne nationale. 

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Juliette Hamon
il y a 10 mois
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Juliette Hamon
il y a 10 mois

C'est pour cela que l'on a voté pour toi au premier tour et le problème est donc l'abstention et le vote blanc (qui conduisent pareillement tous deux à l'inaction).

Je préfèrerais que l'on remplace le terme "peuple" par celui de "citoyens". Ce serait beaucoup plus explicite.

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Jean Garrigues
il y a 10 mois

J'avais l'intention de participer au débat national en écrivant une lettre au Président de la République plutôt que de me laisser enfermer dans son questionnaire qui nous piège pernicieusement dans les prémisses de la pensée macronienne néo-libérale, et je ne savais pas comment la publier sans qu'elle ne soit noyée dans une multitude de réclamations bien souvent individualistes et à courte vue.

Cette lettre, je ne l'écrirai pas : merci à Benoît Hamon de l'avoir écrite à ma place ! J'y adhère totalement. La plupart des idées et principes que je voulais évoquer dans ma lettre s'y trouvent. Je souhaite qu'un maximum d'êtres humains la lisent. Bien qu'elle ne soit adressée qu'au Président de la République française, ne mériterait-elle pas d'être traduite dans quelques langues européennes, voire dans une langue ex-européenne ;-)  ?

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Marie-Odile
il y a 10 mois

Entièrement d'accord sur le fond, je rejoins Bernard Gay dans une réserve sur la forme...Personnellement, je ne supporte plus la violence , la recherche du conflit...je crois que l’exigence n'empêche pas la bienveillance ...Nos propositions n'en seront que plus fortes si elles se démarquent, par leur ton, de la violence que l'on rencontre trop souvent...Ceci dit, merci d'incarner une société plus juste, une gauche humaniste que nous avons besoin de reconstruire...

photo de profil de Serge DOMENICHINI
Serge DOMENICHINI
il y a 10 mois

Merci Benoît Hamon pour votre lettre. Depuis la fondation du mouvement, j'ai suivi sans m'engager son développement, ses manifestations et les interventions de ses membres. Sympathisant en accord avec la pensée et les orientations de Génération.s, j'attendais un geste fort de votre part qui vous positionne dans le contexte actuel. Sur le fond on ne peut qu'être d'accord avec votre lettre. Sur la forme, pour une réplique au Président de la République, il fallait parler haut. J'ai fait un pas après la lecture de votre lettre. J'y songeais souvent, il est vrai. Je viens d'adhérer au mouvement.

photo de profil de Maria luisa Martin
Maria luisa Martin
il y a 10 mois
photo de profil de Jean
Jean
il y a 10 mois

Mr Hamon,

Votre lettre au Président  est d’une grande lucidité et clarté. Je vous remercie des multiples propositions et idées « couchées » sur le papier et que je fais volontiers miennes. Lors des précédentes élections, j’ai soutenu, à ma façon, votre candidature. Aujourd’hui, je suis adhérent de génération-s tout simplement et espère participer activement à un comité. Merci 

photo de profil de meric.pierre
meric.pierre
il y a 10 mois

"LE peuple" au singulier ... dans l'Histoire, ceux qui sont intervenu au nom DU peuple, mettant à profit des situations de confusion (la dernière étant le produit actuel des réseaux zos-zos) ont essentiellement installé des dictatures. Comme je ne suis pas d'accord avec les dictateurs bolchéviks, fascistes, nazis, franquistes, leaders et tribuns de toutes nuances de couleurs,... je suis donc exclu de ce concept "LE peuple"... au pluriel et en évoluant dans l'Histoire DES peuples, en qualité de prolétaire (du pluriel de pays le plus étendu possible) j'espère quand-même pouvoir encore circuler librement dans les rues de nos cités réconciliées.

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meric.pierre
il y a 10 mois

... D’accord toutefois sur l’intention fondamentale d’une cohérence naturelle Ecologie et Développement Social, évidente dans la lettre au Président de la République.

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rnoel
il y a 10 mois

Je partage votre constat ainsi que vos propositions. Cependant, il me semble que beaucoup de sujets sont liés finalement à la répartition des richesses, ce qui en fait la question prioritaire. Si cette question n’est pas traitée à la racine alors rien ne pourra être possible durablement. Une autre question qui me semble fondamentale et qui ne figure pas dans votre lettre au président de la république, concernant tous ces français qui quitteraient la France pour des raisons fiscales. La citoyenneté a-t-elle toujours un sens dans notre France ? Serions nous citoyens Français lorsque cela nous arrange ? La citoyenneté est une exigence qui s'impose à nous peuble Français. elle implique des droits et des devoirs. La solidarité est une exigence, un devoir de citoyen. C'est une manière de rendre un peu la France ce qu'elle nous a donné.

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Denis Martel
il y a 10 mois

Bravo Mr Hamond pour votre lettre au président , je révais de la faire!

oui au partage des richesses et halte à la surconsommation et la surproduction.

Que ce message se répende le plus possible dans les média . Il est vrai qu'on ne parle pas beaucoup du revenu universel sur les chaines infos . merci

photo de profil de louislacroix79@gmail.com
louislacroix79@gmail.com
il y a 9 mois

Vraiment bien dit à ce president-banquier qui n'a que faire de cette classe moyenne qu'il ne connaît pas et qui est entrain de déchirer la France.