La politique du bien-vivre Réforme du rail : le service public reste à quai

Génération.s s'oppose avec fermeté à la nouvelle offensive du gouvernement contre les services publics.

Génération.s s'oppose avec fermeté à la nouvelle offensive du gouvernement contre les services publics. En s'attaquant avec brutalité à la SNCF et donc au service public ferroviaire, Emmanuel Macron démontre une nouvelle fois qu'il est le président des inégalités et des injustices.

L'indécence du gouvernement atteint son paroxysme quand le Premier ministre déclare vouloir "sauver" les lignes régionales, tout en demandant à la SNCF d’aligner ses coûts sur les standards européens alors qu’ils sont actuellement de 30% supérieurs en France. En réduisant considérablement les moyens, c’est la qualité du service public qui sera atteinte. Le résultat d'une telle politique est évident : ce sont les lignes du quotidien, les moins rentables et les plus enclavées qui seront sacrifiées au nom de l'austérité budgétaire. Celles et ceux qui subissent déjà le plus les fractures territoriales seront les premières victimes de cette politique. C'est un véritable abandon pour des millions d'usagers à travers le pays. Tout en se défendant de vouloir privatiser la SNCF, le gouvernement s'y comporte comme un mauvais actionnaire privé.

Alors que le Président de la République s'offre régulièrement de grandes tribunes médiatiques pour affirmer son attachement à l'écologie, ses choix contredisent ses paroles. Après avoir installé les "cars Macron" polluants pour concurrencer le rail quand il était ministre de l'Economie, Emmanuel Macron poursuit à l'Elysée son acharnement contre ce service public.

Impatient d’en finir, le gouvernement veut passer en force et menace de recourir aux ordonnances. Après le démantèlement du Code du travail, il s'agirait d'un nouveau déni de démocratie sur un sujet essentiel pour le quotidien de nos concitoyens. L'avenir des services publics nécessiterait un grand débat démocratique et un véritable dialogue social. Le gouvernement s'enferme pourtant dans le refus de la contradiction démocratique, du dialogue et de l'apaisement. Une fois abîmé et démantelé, il sera pourtant trop tard pour reconstruire le service public. Le gouvernement fait preuve d'immaturité politique en dictant ce choix dangereux pour les intérêts de la France et sa cohésion.

Pour justifier cette attaque brutale et sans précédent contre le service public ferroviaire et détourner l'attention, le gouvernement s'en prend aux cheminots. Le "nouveau monde" promis pendant la campagne présidentielle se heurte aux vieilles méthodes de communication de la droite. Stigmatiser et dénoncer leur statut est indécent. Décrire comme "privilégiés" les cheminots quand le gouvernement s'emploie depuis le début du quinquennat à offrir aux plus riches les moyens de conserver leurs privilèges considérables relève de l'hypocrisie et du cynisme. Le mépris du Président de la République pour les fonctionnaires n'est pas nouveau et trouve ici une nouvelle illustration.

Génération.s s'engagera dans les mobilisations à venir, notamment le 22 mars prochain, et fera entendre ses propositions pour défendre, protéger et renforcer le service public des transports, patrimoine commun de nos concitoyens. Les services publics sont indispensables pour assurer l'égalité, malmenée dans tous les domaines par la politique gouvernementale.

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